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Interview

LA DEPECHE – INTERVIEW: «JE VIS AVEC NORMA»

Pour moi, chanter et jouer sont également importants. Si je me soucie seulement de chanter, ce n'est pas intéressant, ni pour moi, ni pour le public. Si je joue et que le chant n'est pas parfait, le public se dit que c'est dur pour les oreilles! A l'opéra, on doit avoir les deux préoccupations.

Marina Rebeka Théâtre du Capitole : «Je vis avec Norma»

 

08/10/2019
A.-M. Chouchan

 

La soprano lettone Marina Rebeka incarne la grande prêtresse Norma de l’opéra de Vincenzo Bellini, en alternance avec Klara Kolonits.  

Votre Norma est aujourd’hui célèbre. Qu’aimez-vous dans ce rôle?  

Chanter le rôle de Norma est toujours un grand challenge. C’est aussi pour moi beaucoup de joie, un magnifique moment. A chaque représentation, je vis une vie de Norma. Sur le plan vocal, ce n’est pas le rôle le plus périlleux que j’ai interprété. Mary Stuart, par exemple, est plus difficile. Norma se situe dans le milieu de la voix. Le rôle est aussi intéressant à jouer. Je l’ai abordé à New York, Riga. Je le chanterai aussi cette saison à Hambourg.  

La voix et le théâtre ? Qu’est-ce qui est le plus important pour vous?  

Pour moi, chanter et jouer sont également importants. Si je me soucie seulement de chanter, ce n’est pas intéressant, ni pour moi, ni pour le public. Si je joue et que le chant n’est pas parfait, le public se dit que c’est dur pour les oreilles! A l’opéra, on doit avoir les deux préoccupations.  

Aviez-vous déjà chanté au Théâtre du Capitole?  

Non, c’est mon premier rôle d’opéra à Toulouse. Je suis seulement venue au Capitole il y a treize ans pour des auditions. C’est un théâtre de petite dimension, intime. Mes débuts en France datent de l’an dernier à l’Opéra Bastille. La salle parisienne est grande mais un peu froide. Ce n’est pas l’atmosphère d’un opéra traditionnel. Mais j’aime son public.

 

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